Tunis 3.0 : la vie digitale s’empare de la capitale tunisienne

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Des photographie de Tunis se diffuse sur la toile. La raison ? L’artiste du numérique, Amine Hammami, les a truquées pour y faire apparaître cartoons et personnages virtuels prenant possession de la ville et lui ajoutant une touche de couleur.

Le Marsupilami, Aladin sur son tapis volant, Homer Simpson… sont autant de personnages qui habitent désormais Tunis, ou en tout cas les photographies de Tunis.

Cette communion du dessin, de l’art digital, et de la ville maghrébine est le fruit du travail d’Amine Hammami (ou Skygazer). Cet artiste de 23 ans est déjà directeur artistique d’une agence de communication tunisienne. Cela dit, il s’adonne toujours à des projets personnels qui ont pour objectif de critiquer de manière gaie et artistique la vie quotidienne dans son pays.

Pour Tunis 3.0, son quatrième projet indépendant, l’idée était d’ajouter un peu de vie à une ville qui souffre parfois de la morosité. « Même si c’est triste, j’ai voulu faire un petit twist » précise Amine Hammami pour le Huffington Post Maghreb.

L’artiste a aussi réalisé des sérigraphies sur les marques présentes dans son pays, ou encore transposé des conversations chat sur des peintures d’époque (afin d’amuser sur la réalité du dialogue d’aujourd’hui).

Comme d’autres artistes avant lui, Amine Hammami se spécialise dans le détournement de la réalité par l’art numérique (il avoue d’ailleurs s’inspirer grandement de la technique de l’ukrainien Alexey Kondakov). Une sorte d’art de la réalité améliorée que l’on appelle aussi le surréalisme.

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L’une des œuvres de l’artiste Ukrainien Alexey Kondakov.

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