Jump : le Netflix des jeux vidéo indépendants arrive fin 2017

Jump-IndieGames-steam

Les développeurs indépendants de jeux vidéo vont bientôt disposer d’un nouveau service pour faire connaître leurs œuvres : Jump.

Le jeu vidéo est une forme d’art numérique. Mais s’ils font tous preuve de créativité à leur échelle, chez Digi-Report.fr nous préférons nous consacrer aux jeux vidéo indépendants. Ces derniers disposent souvent de budgets communication plus limités et doivent donc atteindre des sommets d’originalité pour séduire. Dans le milieu, certains n’hésitent pas à dire que l’Indie Game à souvent plus d’âme que la super production (le débat est ouvert).

En tout cas l’équipe de la société Jump doit partager cette opinion. Cette petite entreprise basée à Pasadena (en Californie, aux USA) proposera, en fin d’année, une plateforme du même nom : Jump. Cette dernière est un service de « jeu vidéo à la demande » où les internautes pourront payer un abonnement (dès 9,99 dollars par mois) pour accéder à un catalogue d’indie games (même des jeux multijoueurs). En cela, la plateforme fait penser à un Netflix du jeu vidéo.

Cliquer pour jouer

Grâce à sa technologie propriétaire appelée HyperJump, la société permet à sa clientèle de jouer aux jeux directement sur leurs machines sans pour autant avoir à télécharger ou installer quoi que ce soit (si ce n’est l’application Jump, ou une extension pour navigateur). De cette manière, Jump évite l’un des écueils les plus importants de Steam, leader du marché (et des autres plateformes de DRM), à savoir des temps de téléchargements parfois extrêmement longs (notamment pour ceux ne disposant pas du très haut débit).

De même, le fait que les jeux tournent directement sur la machine de l’utilisateur évite d’exploiter des technologies de streaming vidéo qui peuvent être sujettes aux problèmes de latence. Dans les faits l’utilisateur de Jump n’aura qu’à choisir son jeu, attendre un temps de chargement n’excédant pas 60 secondes, et jouer. Une seule condition pourrait venir gêner son engouement : que les spécificités techniques de son ordinateur (notamment le CPU et le GPU) soient raccords avec les configurations minimales requises par chacun des jeux.

Les fichiers nécessaires à la persistance des parties (sauvegardes, configurations, etc.) sont stockés sur les serveurs cloud de Jump et sont ainsi renvoyés aux joueurs à chaque nouveau démarrage (limitant aussi les possibilités de triches).

Gagner 40 euros toutes les 100 heures d’utilisation

Jump est actuellement en bêta mais devrait officiellement être lancé en fin d’année 2017 avec un catalogue de 60 jeux. Tout comme Netflix, le service renouvellera ses propositions en sélectionnant les meilleures propositions des développeurs souhaitant faire connaître leurs créations. Chacun des jeux sera disponible sur la plateforme pour un minimum de 12 mois (avec possibilité d’extension à la demande probablement payante des développeurs).

Pendant cette période de disponibilité, les développeurs recevront des revenus estimés de 20 à 40 centimes d’euros par heure dépensée sur leurs jeux respectifs pour chaque utilisateur de la plateforme. Pour une durée totale d’utilisation de 100 heures, les développeurs recevraient ainsi entre 20 et 40 euros.

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