Billy Ludwig : quand l’art de l’obscur se transforme en entreprise

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Billy Ludwig, aka ImpaleDesign, est un artiste américain qui a su gagner une certaine renommée à l’internationale. Si vous ne le connaissez pas, sachez que nous avons déjà évoqué son travail en présentant l’une de ses séries d’oeuvre : des photographies de la Seconde Guerre Mondiale dans lesquelles apparaissent des éléments de Star Wars.

Il vit actuellement dans l’Ohio, avec sa petite amie Holly Moritz et son chat Mister Kitty. C’est depuis cet endroit qu’il continue d’exercer ses multiples professions d’artiste, de designer et surtout d’entrepreneur. Car Billy Ludwig est aussi un chef d’entreprise. Fondateur et dirigeant de la boutique en ligne Thirteenth Floor, il vit de la vente de ses créations. Sa popularité lui vaut d’être exposant à de nombreux événements tels que la Comic-Con.

Le Digi-Report l’a contacté pour savoir ce qui peut encore motiver un artiste qui a atteint son niveau d’autonomie dans le métier.


Digi-Report : Bonjour Billy, quand as-tu décidé de devenir un artiste du numérique ?

Billy Ludwig : Bonjour Digi-Report. Malheureusement, le dessin est devenu fade et ennuyeux pour moi. Grâce au numérique, je pensais pouvoir améliorer mon travail, l’exercer plus vite pour une meilleure qualité. Au début des années 2000, je me suis initié à l’art numérique grâce à une version pirate de Photoshop qu’un ami m’avait donné (mais il ne faut pas le dire !)

DR : Beaucoup d’artistes trouve ce métier extrêmement difficile. Est-ce que ça l’a été pour toi ?

BL : Ça a été une bataille difficile c’est certain. J’ai fais beaucoup de sacrifices pour en arriver là, et je lutte toujours pour devenir l’artiste que je souhaite.

DR : Comment définirais-tu ton style artistique ?

BL : C’est une question difficile car j’ai de nombreuses personnalités artistiques. Mais je dirais que mon travail est généralement sombre et changeant.  La plupart de mes thèmes, peu importe le style, exploitent le paranormal et/ou la science fiction.

Aperçu de la collection Vaudeville Phantoms

DR : On peut voir que ton travail se focalise particulièrement sur la photographie. Il y a une raison à cela ?

BL : Oui ! J’adore prendre une photo et la transformer en quelque chose de surréaliste ou comique.

DR : Quels sont tes inspirations ?

BL : L’inspiration provident de nombreuses sources, mais je pense que mes propres évasions inspirent la majorité de mes œuvres.

DR : Quand et comment t’est venue l’idée de mixer des photographies avec des images de StarWars ?

BL : J’oscillais entre le travaille sur ma Mona Leia et de nouvelles œuvres pour la série Vaudeville Phantoms. L’histoire de nombreuses photographies parmi les Vaudeville Phantoms prend place lors de la Seconde Guerre Mondiale, pendant les années 40. C’est ce qui m’a donné l’idée de projeter des images de Star Wars dans des scènes de guerre et voir si elles s’associaient bien. C’était le cas.

Aperçu de la collection SWvsWWII

 

DR : En plus d’être un artiste, tu es devenu entrepreneur. Peux-tu nous expliquer l’histoire derrière Thirteenth Floor ?

BL : Je louais une petite boutique dans un bâtiment « hanté » du 19ème siècle pour en faire l’espace de répétition de mon groupe de musique. Je travaillais aussi comme barman, mais j’étais virtuellement brisé et fatigué. Du coup j’ai décidé de tout changer et de transformer la boutique en galerie d’art. A force d’essais et d’erreurs, le business a commencé à prendre forme au fil des années et est devenu à la fois une boutique en ligne et itinérante (j’ai fermé la galerie physique depuis) . Nous nous installons dans de nombreux salons (comme la Comic-Con) à travers les Etats-Unis et ailleurs.

DR : Et tu vies bien des revenus générés par Thirteenth Floor ?

BL : Et bien la création et la vente de mes œuvres et vêtements via Thirteenth Floor c’est mon job à plein temps. C’est ma vie, et je l’aime comme ça.

DR : On peut voir quelques objets à l’effigie de Norman Reedus dans la boutique. Une raison à cela ?

BL : Effectivement ! Je crée et produit des vêtements officiels (sous licence) pour Norman Reedus. Nous espérons pouvoir sortir de nouveaux modèles dans un futur proche.

DR : Tu as l’air d’avoir atteint tout ce qu’un artiste du numérique peut rêver d’atteindre dans sa vie. Tu es connu, tu gagnes ta vie avec ton art. Es-tu fier de ce que tu as accomplis ? Penses-tu qu’il y a encore plus à faire ?

BL : Merci ! J’ai de la chance de pouvoir faire ce que j’aime et je suis effectivement très fier de ce que j’ai accomplis jusqu’ici. J’ai largement encore de quoi grandir en tant qu’artiste, créateur et entrepreneur. Mon cerveau est presque toujours en surchauffe et la liste de mes projets personnels est virtuellement infinie !  J’espère pouvoir les partager avec tout le monde tôt ou tard.

DR : Un dernier mot pour nos lecteurs et surtout les artistes qui voudraient débuter dans le métier ?

BL : Pour vous les artistes en devenir, insistez ! Rien n’est facile, par quelque moyen que ce soit, mais faites en sorte d’exposer votre travail aux yeux des autres ! Continuez de vous mettre au défis et de produire de nouvelles œuvres d’art.

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